La citoyenneté dans la Grèce antique – supprimée
J'ai effacé la section et les cours sur la citoyenneté dans la Grèce antique de M. Sève. Ceux qui désirent avoir les enregistrements devraient me contacter par email.
Mutatis mutandis – a new blog on the horizon
This blog will soon be completely moved to a new location and integrated to a new blog with information predominantly in English.
The new blog can be accessed here
I believe this change will better suit my reordering readership. Nothing will go away, everything will be transformed so those who have previously accessed my blog for its podcasts and resources, don't worry, they will still be there.
Le moyen français fait son entrée dans la magnifique suite des dictionnaires du CNRTL
Ça fait déjà trois ans et demi que j'utilise intensément le corps lexicographique, étymologique et synonymique des dictionnaires français du Centre National (Français) de Ressources Textuelles et Lexicales (CNRTL), une création électronique de la plus haute qualité et autorité. Le projet en est associé à l'Université de Nancy.
Voilà que maintenant les chercheurs (notamment le CNRS) se sont alliés aux informaticiens (ATILF) qui ont lancé un tout nouveau corps lexicographique mais cette fois il s'agit du moyen français, c'est-à-dire l'ensemble des mots et des expressions idiomatiques qui ont eu cours entre 1330 et 1500, période clé de la formation de la langue française moderne. Sous la rubrique DMF (Dictionnaire du Moyen Français) vous pouvez désormais interroger le portail lexical sur des mots que vous rencontrez dans la littérature profane du Haut Moyen Âge, si vous aimez les romans courtois par exemple, ou les documents diplomatiques en langue vernaculaire du début de la Renaissance. C'est une initiative admirable que je salue vivement.
Pour mes confrères étudiants en histoire, ce dictionnaire est un instrument indispensable pour l'étude de la paléographie non-latine du Moyen Age tardif.
Je cite ci-dessous un extrait d'une définition lexicale du DMF. Comme l'envie me porte souvent vers François Villon, je me permets de m'en servir pour vous faire découvrir l'univers de cet excellent dictionnaire à partir d'un mot du Grand Testament du "vagabond" François.
Pour accéder au DMF, cliquez ici
Si apercoy le grand danger
Là où l’homme amoureux se boute…
Hé ! qui me vouldroit laidanger
De ce mot, en disant : « Escoute !
Se d’aymer t’estrange et reboute
Le barat de celles nommées,
Tu fais une bien folle doubte,
Car ce sont femmes diffamées.
François Villon, Le Grand Testament, Ballade de la Belle Heaulmière, XLVIII, écrit entre 1461-1462
1461-1462, 60
| [TL, GD : barat ; FEW IX, 330b : prattein] | ||
| A. - "Ruse, tromperie, tricherie, fourberie" : I'ai(e) pechie par symonie, Par sacrileige et brugrenie. Desloyauté et lar[e]chins Ai(e) ie tenus par mes voysens Aueucq(ue) fauseté et uzure, Cauteil, boidie et renoierie ; Gilh[e], baras et tricherie Ay ie oyut de ma partie (Sept péchés C., c.1300-1350 [p.1478], 238). Il n'a pas lonc temps qu'il avint Qu'une grant dame a Paris vint, S'amena une sienne fille Qui, sans penser barat ne guille, Amoit un chevalier gentil (MACH., J. R. Nav., 1349, 201). ...et expressément renoncent quant à ce lesdites parties, l'une partie vers l'autre, à tout ayde de droict escrit et non escrit, à toute exception de fraude et de barat, de tricherie et décevance, à toute cause d'ingratitude, au bénéfice de diviser actions, à tous statuts, grâces, privilèges, indulgences faicts et à leur octroyer, et à octroyer des apostres ou de Roy ou de quelques autres princes (Cartul. Laval B., t.2, 1356, 257). Ne le disoit pas pour niant, Eins doubtoit l'inconveniant Qui vient d'estre povres ou riches : Car trop y a baras et triches, N'il n'est chose que povre gent Ne consentissent pour argent (MACH., C. ami, 1357, 71). Mais pour peinne qu'endure, Tant soit à porter dure, N'orrez vilain rapport, Que je pense laidure, Barat ne mespresure Vers vostre gentil port (MACH., Ch. bal., 1377, 620). Lez aultres sont tricheurs et plains de baras, et tousjours ont adversité.(Songe verg. S., t.1, 1378, 236). Car ilz procurent que lez enffens et lez innocens entrent en leur ordre, en lez soubstreant a leurs parens, par fraude et par barat, et souvente foys en lez amblent, contre la Sainte Escripture qui dit : (...) "qui amblera un honme, se il en est convainqu, il doit mourir" (Songe verg. S., t.2, 1378, 245). La est le lieu d'occision (...) De baras et de controuvailles (CHR. PIZ., M.F., I, 1400-1403, 146). ...et lui sembla qu'il ne povoit prendre celle ville se ce n'estoit par grantbarat. (JEAN DE SULTANIEH, Mém. Tamerlan M., 1403, 455). Les saintes Evangilles sont supprimez, et les constitutions anciennes sont derroguez et ordonnances plaines de barat et de questueux prouffit a present triumphent (CHART., L. Esp., c.1429-1430, 176). S'il advient que celui qui est deceu est par deux ans sans soy reclamer ou demander emprès ce que lebarat est fait, il ne peut emprès riens demander si non de tant comme celui qui fist le bart [l. barat] est meilleur ou amelioré de la chose. (Cout. instit. Anjou Maine B.-B., t.2, 1437, 109). ...je croy que oncques en royaulme on ne fist autant de injustices, fraudes et baraz que on fait aujourduy (JUV. URS., Loquar, 1440, 386). Et tous les jours nous t'amenons Tant de muldriés et de larrons Sy que ne cessons jour ne nuit De tempester et mesner bruit, Ou faire muldre et desrober, Ou par trahir, autre gaber, Ou par barat ou tricherie, Et en mainte aultre dyablerie Et abominables pechiez, Et tousjours sommes empeschiez, Et sy n'ez pas encour contens ! (Myst. st Adr. P., c.1450-1485, 109). C'est a dire, mon ami, que avarice est cause de larrecin, de rappine, de usure, de fraude, de barat, de simonie, de parjuremens, de batailles, et en conclusion, de tous les mauls. (LA SALE, J.S., 1456, 23). Sy apperçoy le grant danger Ouquel omme amoureux se boute. Et qui me vouldroit laidanger De ce mot, en disant : "Escoute ! Se d'amer t'estrange et reboute Le barrat de celles nommees [les filles de joie], Tu faiz une bien folle doubte, Car ce sont femmes diffamees...." (VILLON, Test. R.H., 1461-1462, 60). Dont il advint qu'ensi que [deux couples venant d'être mariés] se trouvoient temprement en plus grant clarté en l'eglise (...), trouverent qu'il y avoitbarrat et une entrechange de l'une partie a l'aultre. (CHASTELL., Chron. IV, D., c.1461-1472, 231). ...Mon ami, avarice est cause de larcin, de rapine, d'usure, de fraude, de simonie, de barat, de parjuremens, de batailles, et en conclusion, de tous maux. (Faits Lalaing K., c.1470, 19). ...nous, ou nom que dessus, avons promis (...) observer et entretenir inviolablement et à tousjours pour le Roy, tout le contenu audessus dict traictié, de point en point sans fraude, baratz ou malangin (Archives servit. Louis XI, T., 1477, 109). Meschans deloyaux qui vous estes Vous non usés que de barat (OUDIN, St Genis M.S., c.1490, 76). | ||
| - Sans barat : Et vorra doucement amer, Amouresement, sans amer, Sans penser mal, sans villonnie, Sans barat et sans tricherie, Son dous amy (MACH., Compl., 1340-1377, 267). ...je sui son loial ami, Sans barat et sans tricherie (MACH.,Voir, 1364, 764). Nuls d'eaus ne scet dire : "c'est mien", Pour ce que c'est une unité, Conjointe par vraie amité, Sans barat et sans mal engien (MACH., Lays, 1377, 341). ...sans fraude, barat ou mal engin. (Chron. Mt-St-Mich. L., t.2, Pièces div., 1450, 239). ...toust ces sire chanoinne On regardé vostre personne Et consideré toust l'estat Dont estre partiz sans barat(Myst. st Bern. Menth. L., c.1450, 81). | ||
| - [P. personnif.] : Je suis servy de si tresdur langage, Par Faulx Semblant et Barat suis mené. (P. Jouh. D.R., a.1488, 17). | ||
| B. - "Désordre, confusion, tapage" : En cest estat nous chevauchames Tant que sus la mer nous trouvames En une ville petiote, De barat pleinne et de riote. (MACH., F. am., c.1361, 242). |
Fire And Water Reveal New Archaeological Dating Method
ScienceDaily (May 25, 2009) — Scientists at The University of Manchester have developed a new way of dating archaeological objects – using fire and water to unlock their 'internal clocks'.
The simple method promises to be as significant a technique for dating ceramic materials as radiocarbon dating has become for organic materials such as bone or wood.
A team from The University of Manchester and The University of Edinburgh has discovered a new technique which they call 'rehydroxylation dating' that can be used on fired clay ceramics like bricks, tile and pottery.
Working with The Museum of London, the team has been able to date brick samples from Roman, medieval and modern periods with remarkable accuracy.
They have established that their technique can be used to determine the age of objects up to 2,000 years old – but believe it has the potential to be used to date objects around 10,000 years old.
The method relies on the fact that fired clay ceramic material will start to chemically react with atmospheric moisture as soon as it is removed from the kiln after firing. This continues over its lifetime causing it to increase in weight – the older the material, the greater the weight gain.
In 2003 the Manchester and Edinburgh team discovered a new law that precisely defines how the rate of reaction between ceramic and water varies over time.
The application of this law underpins the new dating method because the amount of water that is chemically combined with a ceramic provides an 'internal clock' that can be accessed to determine its age.
The technique involves measuring the mass of a sample of ceramic and then heating it to around 500 degrees Celsius in a furnace, which removes the water.
The sample is then monitored in a super-accurate measuring device known as a microbalance, to determine the precise rate at which the ceramic will combine with water over time.
Using the time law, it is possible to extrapolate the information collected to calculate the time it will take to regain the mass lost on heating – revealing the sample's age.
Lead author Dr Moira Wilson, Senior Lecturer in the School of Mechanical, Aerospace and Civil Engineering (MACE), said: "These findings come after many years of hard work. We are extremely excited by the potential of this new technique, which could become an established way of determining the age of ceramic artefacts of archaeological interest.
"The method could also be turned on its head and used to establish the mean temperature of a material over its lifetime, if a precise date of firing were known. This could potentially be useful in climate change studies.
"As well as the new dating method, there are also more wide-ranging applications of the work, such as the detection of forged ceramic."
The three-year £100,000 project was funded by the Leverhulme Trust, with the microbalance - which measures mass to 1/10th of a millionth of a gram – funded by a £66,000 grant from the Engineering and Physical Science Research Council (EPSRC).
Researchers are now planning to look at whether the new dating technique can be applied to earthenware, bone china and porcelain.
The full research team comprised Dr Moira Wilson, Dr Margaret Carter, Prof William Hoff, Ceren Ince, Shaun Savage and Bernard McKay from The University of Manchester, Professor Chris Hall from the School of Engineering and Centre for Materials Science and Engineering at The University of Edinburgh and Ian Betts from The Museum of London.
The Canterbury Archaeological Trust provided additional samples and information for the study while Ibstock Brick Ltd provided kiln-fresh bricks.







